“Nos silences cautionnent leur politique de Mépris”
Hier Jeudi 26 Avril 2012 nous apprenions que le tribunal a prononcé l’expulsion des grévistes de la Place Olry.
Olry dont la statut est érigée pour le glorifier d’avoir eu le courage de Tuer des milliers de Kanaks dans la région de Lafoa et Boulouparis .
En 2012 d’autres hommes et femmes veulent se faire ériger des statuts, en menant des attaques divers pour ” tuer les revendications ” Légitimes de Nos Soeurs, de nos Mamans, de nos grands mères Kanaks et océaniennes.
Elles ne gênent pas la circulation, elles sont dans un espace public, et pourtant…
Elles ne font qu’User de leur droit de grêve, ce droit inscrit dans la constitution française, ce droit acquis au prix des Luttes des organisations Syndicales, des luttes portées par ceux qui se battent pour les valeurs Humanistes…
Ce Droit de grêve qui permet aux petits de dénoncer des situations d’injustice, Ce droit qui embellit de son inscription, la Constitution française et en fait de la France le Pays des droits de l’Homme… Droits de l’Homme.
Les revendications des surveillantes de cantine gênent la Mairie Blanche de Nouméa, elles gênent , car chaque jour depuis 5 mois elles affichent leur détermination , chaque jour depuis 5 mois elles supportent les regards méprisants des “gens ” qui de par leurs choix perpétue un “système” celui des privilèges et des arrangements pour les puissants!
Sur cette place, “la bastille” de Nouméa, la citoyenneté est aux “LARMES”!!
Nos beaux discours sur le “destin commun”semblent bien léger, car la meilleure preuve de la sincèrité des Hommes se mesurent dans les Actes!
Chaque depuis 5 mois elles affrontent le regard Méprisant de ceux qui en Face les observent dans leur Malheur, ceux qui en face privilégie le “clientélisme”, le copinage, et crachent sur le Partage, supprime de par leurs choix les valeurs de SOLIDARITE!
Et pour éviter de culpabiliser ils préfèrent éloigner cette populasse qui n’ont pas le droit de “dire”, car elles ne doivent que “subir”!
Depuis 5 mois on en a entendu des témoignages, des ces dames qui vivent avec le salaire distribué par la Mairie, sous le seuil de la Pauvreté!
Oui la Mairie RUMP en le traitant ainsi encourage la vie sous le seuil de Pauvreté.
Les surveillantes de cantines pleurent depuis 5 mois et certains silences cautionnent!
Dans le cadre précis de l’Accord de Nouméa, dans l’optique de la construction d’une communauté de destin la RESPONSABILITE POLITIQUE impose de bien répartir la richesse (PIB 2008: 800 milliards) afin de réduire les écarts entre les plus riches et les plus pauvres.
Un des signataires de cet Accord, “proposeur” de la levée des 2 drapeaux lance un écran de fumée de Reconnaissance mais le Naturel les rattrappe dans les actes !
Le règlement du conflit des cantinières reflêtera la capacité des Politiques de proposer des solutions allant dans la construction d’une communauté de destin!
SANS cela tout ne sera que foutaises!!
27 avril 1848 : C’est à Victor Schulcher qui y songe depuis 1840 que l’on doit ce décret qui proclame l’abolition de l’esclavage dans les colonies…
Le lundi 26 avril 1937, pendant un jour de marché, la petite ville basque de Guernica est bombardée par des avions allemands et italiens .
C’est la première fois dans l’Histoire moderne qu’une population urbaine est sciemment massacrée. Ce massacre a été voulu par Hitler, allié du général Franco dans la guerre civile espagnole, pour terroriser la population civile.
Bwëé T
Le 1er décembre 2011 est une date symbolique pour la Kanaky.Même si en terme d’actions de solidarité les organisations progressistes Kanaks se sont toujours manifestées pour soutenir les luttes, les combats des peuples opprimés, en 2011 les organisations progressistes et humanistes ont osé laisser leur différence pour unir leur énergie autour de la Cause des frères West Papuans.
Ce peuple qui depuis 50 ans crie a la communauté internationale son désir d’être reconnu et de pouvoir choissir lui même son destin comme tout peuple dans le monde.
Ce peuple qui est présent sur ces terres depuis plus de 40 mille ans, a développé une organisation, une philosophie, qui lui a permis de tracversé tout ce temps.Le rapport avec son environnement est très important car du milieu il tirait tous les éléments de son existence.
On juge souvent des peuples sur le matériel, et nonj sur la qualité de l’organisation de la société.Que ferait on des instruments et des outils s’il n’y avait plus d’Hommes.
L’organisation la plus efficace serait celle qui ferait épanouir chaque individu, lequel a son tour apporterait sa valeur ajoutée dans la corbeille des Savoirs de la collectivité.
Le Comité de Solidarité avec les Frères West Papuans est l’émanation des 15 structures progressistes et représentants des groupes humanistes.
cela va du Sénat coutumier, que de la ligue des droits humains, le comité 150 ans, le comité 30 ans, le Flnks, La CNTP, et plusieurs autres.
Ces actions serviront a aussi conscientiser la jeunesse, les citoyens de Kanaky, sur la nécessiter à jouer à fond, la solidarité avec les opprimés, les démunis.
Nous attendons 2012 afin que des Mobilisations permettent encore une fois à chaque citoyen de se positionner face à des problématiques régionaux.
En 2009, 1 0 ans après la signature de l’Accord de Nouméa, un bilan a été fait disant:
Le fossé entre les plus riches et les plus pauvres s’agrandit (l’image de la Porshe Cayenne passant des “cabanes” était tout trouvé).
En 2011 des experts qui à la demande des groupes indépendantistes lors du dernier comité de suivi, fait le Bilan de l’ADN, confirment la marginalisation d’une frange de la population, les kanaks et Océaniens
Se trouve t-on à Paris?Non! Se trouve t_on à Lyon? NON!..Nous sommes dans l’hémisphère Sud, dans l’Océanie, vivant dans un archipel identifié comme faisant parti de la Mélanésie.
Un pays qui avec les récentes découvertes archéologiques , fait remonter la présence des autochtones Kanaks ici depuis plus de 3000 ans.
Trois millénaires, durant lesquelles cette “civilisation de l’igname” s’est transformée, a développée des stratégies pour survivre; s’est organiser pour cela avec des codes,pour sauvegarder l’équilibre indispensable/
Un équilibre qui favoriserait les relations Humaines!
LA solidarité est une valeur sure dans la recherche de cet équilibre!La solidarité met l’Homme comme Poteau centrale du système sociétal;LA solidarité c’est l’antiégoisme, c’est le contre individualisme!
On nous créé des moules d’individualisme, d’égoisme, et on nous demande de tailler nos corps et nos esprits, nos philosophies, pour y entrer!Faute de quoi nous sommes marginaux et traité comme des boulets d’une société pensée à 22 000 km, d’une société basé sur une civilisation des céréales, d’une civilisation qui trie le bon grain de l’ivrai pour espérer avoir une bonne semence pour les autres années!
Mais NOUS, NOUS sommes issus d’une civilisation des “tubercules” comme dirait l’Autre!
Rien ne se trie, on garde les têtes pour les replanter, et on mange le bas.
Tout a son utilité, chacun a sa place dans la case.Nous naissons avec nos statuts, l’européen lui est obligé de se constituer un statut professionnel! Les 2 systèmes sont opposés!
Alors quand on se réjouit de dire qu’on est sur la voie de la décolonisation; je voudrait dire que la décolonisation des esprits n’a pas commencé!
Nous jugeons, nous apprécions une situation, une problématique avec nos propres filtres, lesquels sont issus de nos parcours de Vie.
Alors dans ce cadre là le conflit des cantinières est le reflet même, de la vision, de l’appréciation du conseil municipal avec ses filtres!
Beaucoup ont la nostalgie du passé (récent) colonial.C’était simple pour eux!ILS AVAIENT TOUT
!Le problème c’est que pour mettre fin à une guerre civile latente, il a fallu signer des accords politiques.
Ces accords c’est la “feuille de route”, mais il dit ceci..”LE PRESENT C’EST LE MOMENT DU PARTAGE PAR LE REEQUILIBRAGE”…
Nous n’avons surement pas la même façon de comprendre les choses, en tout cas les filtres provenant du Seigneur pour celui qui va se nourrir du corps du christ , et boire de ses paroles tous les dimanches, eh bien il n’a toujours pas été atteint du sain esprit.
Mais on peut comprendre que ce n’est pas évident car embrouillé aussi par les vibrations provenant du commandant Olry à qui l’Establishement a élévé une statut pour l’honorer d’avoir oser tuer plus d’un millier de kanaks dans la région de Lafoa/ Boulouparis!.
C’est le même esprit qui anime l’exécutif communal :”éliminer ceux qui gênent”;
elles ne rentrent pas dans le moule;alors après la messe TRIONS TRIONS, il en restera quand même quelques unes qui resteront!
On tue des kanak pour laisser place nette à la logique coloniale, occuper le terrain de ceux qui serviront les intérêts de la puissance!
On veut faire place nette , éliminer des cantinières pour laisser entrer “les petits copains” qui finalement pourront toujours nous servir!
La MASCARADE du drapeau devant la Mairie sert à tromper ceux qui veulent bien se faire embobiner; le peuple n’a pas besoin d’apparence, il exige la transparence, le partage légitime des richesses.
Rapporté à chaque individu de manière équitable, chaque mois chacun aurait 200 0000 f pour vivre; alors si une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, LOURD doivent etre les poches d’une poignée de familles!
Les législatives arrivent, nous avons ce pouvoir de légitimer la logique du RUMP ( exécutif de la Mairie de Nouméa) ou la dénoncer!!!
C’est le RUMp qui a vendu pour 1 franc symbolique les ressources du peuple dans le grand sud, tiennent ils vraiment à ce pays?
beaucoup dirait que ce qui intèressent certains calédoniens c’est plus ce que cette terre peut leur apporter en tant qu’Investissement!
Ne soyons plus les avaleurs de bonnes paroles, ne tombons pas dans le piège des discours “paternalistes” qui laissent les hommes dans des situations de dominés!Libérons nous des chaînes qui maintiennent les individus dépendants!
Osons dire Non au système qui marginalise, soutenons les valeurs qui rassemblent, les valeurs humanistes, les valeurs Océaniennes, les Valeurs Kanaks!”Indignons nous” dirait Stephane Hessel!
Que cette année 2012 apporte à chaque citoyen les outils nécessaire pour analyser au mieux la société, et procure le courage, et la force de Crier ses désaccords…normalement le Pouvoir est aux mains du peuple!
Ariel Boèé Tutugoro
Les médias du système nous bombardent des atrocités commis en Syrie, mais il existe à nos portes, dans le Pacifique, dans la Mélanésie, un génocide organisé par le gouvernement Indonésien sur le peuple West Papouans.
Les richesses du sous sol de ce pays ne sont pas étrangers à l’occupation illégale, à l’impérialisme de l’Indonésie sur ce territoire au nord de la Papouasie Nouvelle Guinée!
“Nos silences cautionnent et légitime ces massacres d’un des plus vieux peuples du Monde”.Les récentes recherches archéologiques démontrent la présence du peuple Papou sur ces terres depuis plus de 45 000 ans .
Au moment où ici en Kanaky nous recherchons des moyens d’encourager la mise en place d’une citoyenneté, il nous faut encourager ces valeurs de SOLIDARITE qui seront le ciment entre les communautés d’origines diverses qui on décidé de partager l’espace foncier du peuple premier.
Le comité West Papoua Solidarité a légitimement choisi comme président le vieux Djawa Rival qui depuis 30 ans a persévéré dans le soutien au peuple frère West Paouan.
Je souhaite que 2012 verra émerger une jeunesse militante qui viendra renforcer la dynamique mis en place le 19 décembre 2011 afin qu’ensemble nous puissions organiser un mouvement d’envergure en Kanaky et dans la région; mouvement qui sensibilisera la communauté internationale afin que cette dernière mettre en oaeuvre des mesures diverses qui favorisera la Reconnaissance du droit des West Paouans à l’autodétermination!
Le Caméléon a développé l’art du Camouflage, qui lui permet de prendre la couleur de la surface sur laquelle il est posé, ce qui lui permet de passer inaperçu, donc d’éviter des prédateurs éventuels mais surtout pour voir sans être vu des potentiels gibiers…Cette Pratique, est utilisée par des stratèges qui visent un Pouvoir quelconque.
Pour maintenir ce pouvoir et assurer une longétivité ils développent ensuite la stratégie du banian..Se posant sur un autre végétal, ils se nourrissent peu a peu de sa substance avant d’étrangler cette source de Vie.
L’igname véritable trouve sa force aux puits des origines, ce qui lui donne la puissance malgré l’apparence fragile..Sa valeur réside dans son Humilité, dans le temps de son développement, dans son rapport et dans l’équilibre fragile avec les éléments Naturels…
On a l’habitude d’appeler la presse le “ quatrième pouvoir ”, les trois autres étant, bien entendu, le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Mais, la presse, ou plus exactement les médias, ne constituent-ils pas plutôt le premier pouvoir, la clé de l’action politique ?L’être humain fonctionne de manière schématique comme une mécanique. Toute perception est analysée par le système nerveux, ou le cerveau, suivant des “ grilles d’interprétation ”. Le résultat qui en ressort détermine, en fonction de divers critères, et notamment en comparant avec des situations semblables antérieures (l’expérience), s’il faut agir, et quelle est la réaction la plus adéquate. Celle-ci est, en général, tout-à-fait prévisible pour celui qui connaît parfaitement “ la grille ” de l’individu. Cette dernière est, en effet, directement liée à sa personnalité, son système de valeurs, ses normes et motivations… subtil mélange de physiologie et de vécu.Il ne reste plus dès lors qu’à effectuer des choix tactiques quant aux informations qui seront diffusées, quant à la manière dont elles seront propagées et quant à la façon dont elles seront commentées, de sorte que la réaction de l’opinion publique soit celle que l’on attend. De toutes façons, de telles décisions sont devenues une nécessité matérielle, vu la surabondance des informations disponibles. Les choix importants sont opérés de manière consciente et concertée dans le chef de certains manipulateurs. Mais en ce qui concerne la routine, la sélection est simplement le fruit inconscient des normes et valeurs diffusées dans le microcosme des médias par ces mêmes manipulateurs. Le “ contrôle social ” opéré dans le petit monde des médias mène inévitablement au conformisme et à l’autocensure.Les grandes agences de presse et les publicitaires sont des éléments clés de la manipulation de l’opinion. Les premières constituent un oligopole de l’information mondiale : elles trient l’information, sélectionnent les nouvelles sur lesquelles l’attention des opinions publiques sera attirée et n’hésitent pas à passer des faits essentiels sous silence. Les journalistes ne peuvent traiter le plus souvent que l’information qu’on leur fournit. La nécessité de “coller à l’actualité” augmente encore considérablement la possibilité de se faire manipuler.Lorsque l’on sait qu’en “ démocratie ” les politiciens tournent casaque au gré de ce qu’ils croient être l’opinion, on ne peut qu’en conclure que celui qui tient les rênes de l’information et des médias dirige en fait la société. Le “ quatrième pouvoir ” est donc bien un terme impropre : en réalité, il s’agit de la clé de la puissance politique et du pouvoir réel;TOUTE RESSEMBLANCE AVEC CE QUE VOUS POUVEZ REMARQUER DANS NOS SOCIETES N’EST QUE PURE COINCIDENCE…Boèé Tutugoro
ntroduction
Chacun d’entre nous possède un savoir : savoirs ménagers, savoirs intellectuels, savoirs pratiques manuels de bricolage, des expériences de vie. Pourquoi ne pas en faire profiter vos amis, votre entourage, les personnes isolées… qui en échange vous donneront leur savoir et expérience. Par cet échange, chacun est valorisé et peut se rendre utile aux autres.
Un catalogue réunit les offres et les demandes de savoir : les personnes se contactent directement, mais une équipe de coordination dynamise le réseau en permettant aux personnes de définir leur besoin et d’aider à découvrir qu’elles possèdent des savoirs pouvant aider les autres. Cette équipe aide aussi à mettre en relation les membres du réseau par des rencontres et des réunions.
Ce réseau ne permet pas seulement d’échanger des savoirs, mais aussi de valoriser socialement des personnes qui pensent n’être bonne à rien et s’aperçoivent qu’elles peuvent aider les autres et retrouver leur dignité. Ainsi, cela leur permet de prendre plus d’assurance et de retrouver du travail.
C’est dans les années 70 que Claire Heber-Suffrin, institutrice, décide de développer la notion d’échange de connaissances dans son établissement scolaire entre les enfants, puis les parents, les enseignants et les employés de la mairie d’Orly. En 1977, elle met en place une nouvelle expérience qui va s’étendre dans d’autres communes. C’est le début du mouvement qui va engendrer plus de 200 groupes dont 170 en France (30 en Suisse, 10 en Belgique…) qui sont réunis par une coordination nationale depuis 1987.
Pour contacter le Mouvement des Réseaux d’Echanges Réciproques de Savoirs :
M.R.E.R.S
3 bis cours Blaise-Pascal - B.P. 56 - 91002 Evry
Tel : 01 60 79 10 11
Fax : 01 60 79 15 41
Site web : www.mirers.org
Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs : qu’est ce que c’est ?
Le principe est simple
L’échange de savoirs s’effectue sur le mode de la réciprocité ouverte : toute offre suppose une demande et toute demande est accompagnée d’une offre, à plus ou moins long terme. On échange que des savoirs : tout rapport d’argent ou de service est exclu.
Comment fonctionne un R.E.R.S ?
Il suffit de formuler une offre et une demande de savoir et de les faire connaître au Réseau le plus proche. Un animateur est présent à la première rencontre entre offreur(s) et demandeur(s) de savoirs, qui décident ensemble des contenus, des méthodes d’apprentissage, de la durée, de la fréquence des rencontres, de l’heure, du lieu d’échange. Par la suite, il assurera le suivi et le bilan.
Quels échanges ?
Les échanges se font de personne à personne ou au sein d’un groupe.
Les effets
Quelqu’un qui se découvre capable d’apprendre et de transmettre des savoirs renforce sa confiance en lui, sait choisir ce qui lui convient dans le jeu social, voit se vivifier le réseau de ses relations et donc se diversifier les occasions de résoudre telle ou telle difficultés. En brisant les barrières de l’âge, de classes sociales, d’ethnies, les rencontres que suscitent les R.E.R.S donnent à ceux qui le désirent les moyens de s’inscrire dans un projet de création collective.
La Charte des Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs
La présente charte constitue la référence éthique pour les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs.
- 1. Les “Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs” (R.É.R.S.), groupes d’Éducation Populaire, sont constitués de citoyen(ne)s sans distinction d’âge, de conviction politique ou religieuse, ni d’origine culturelle ou sociale.
Les R.É.R.S. ont pour but de permettre aux personnes : de transmettre leurs savoirs et d’acquérir des savoirs dans un échange réciproque (savoirs : connaissances et savoir-faire ). - 2. Les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs fonctionnent en réciprocité ouverte. C’est à dire qu’il est possible de recevoir un savoir d’une autre personne que celle à qui l’on donne.
Les R.É.R.S. facilitent la possibilité d’entrer en relation entre personnes, étant entendu que l’on peut commencer à apprendre avant d’enseigner (ou vice-versa) et que l’on saura prendre le temps nécessaire pour arriver à l’indispensable réciprocité. - 3. La transmission des Savoirs ne donne lieu à aucune contrepartie financière. L’offreur qui transmet un savoir ne perd rien de ses connaissances. Le demandeur est invité à offrir à son tour un ou plusieurs de ses savoirs.
Il n’y a pas lieu de mettre en place une hiérarchie ou un étalon quel qu’il soit pour mesurer la valeur relative de ces savoirs. - 4. Le contenu de chaque échange, les méthodes d’apprentissage ou de transmission, les modalités pratiques de réalisations sont du ressort des intéressés qui se déterminent librement en fonction de leurs désirs, moyens, problèmes ou disponibilités.
Une mise en relation a lieu pour aider chacun à mieux définir le contenu, la méthode et les critères d’évaluation de chaque échange. - 5. Tout membre d’un R.É.R.S. aura le souci d’aider chacun à identifier ses propres savoirs et les moyens de les transmettre à d’autres, tout en l’aidant à élaborer ses demandes d’apprentissages et de formations.
Le souci de la réussite de l’autre est indispensable pour approfondir son propre savoir. Cette interaction entre individus est source d’autoformation et par là même de valorisation individuelle et personnelle par autrui. - 6. Aucun cadre juridique n’est recommandé. Il n’y a pas de règlement modèle pour le fonctionnement de chaque R.É.R.S. (y compris pour les moyens financiers nécessaires).
La réciprocité doit être le critère indispensable d’appréciation de tous les projets.
Dans l’organisation des R.É.R.S., on sera attentif à ce que chacun soit acteur, y compris en ce qui concerne l’élaboration de l’information, le pouvoir de décision et les méthodes et moyens d’apprentissage, et prenne ainsi une part active à la bonne marche de son R.É.R.S. - 7. La valorisation individuelle développée au sein des R.É.R.S. doit se vivre comme une école de citoyenneté. A ce titre, il est important que la création collective reste un des objectifs des R.É.R.S. Il faudra donc faire en sorte que les échanges de savoirs débouchent sur des initiatives collectives.
- 8. Peuvent être reconnus comme animatrices des R.É.R.S., les personnes
- capables de travailler en équipe avec le projet d’y intégrer d’autres participants ;
- partie prenante d’une société pluri-ethnique, pluri-culturelle, société diverse dans ses composantes idéologiques, philosophiques, religieuses, etc. ;
- attentives à ce que les savoirs échangés le soient dans une optique tolérante, conviviale, au bénéfice de l’épanouissement personnel et collectif de tous et de chacun, non récupérables en tant que tels par quelque idéologie que ce soit.
Au fur et à mesure du développement des R.É.R.S., on inventera les moyens nécessaires à la formation des participants et des animateurs, pour leur donner la possibilité de mieux entendre les offres et les demandes, d’être aussi efficaces que possible dans les mises en relation entre offreurs et demandeurs, ainsi que dans le “suivi” des échanges.
- 9. Les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs s’obligent à se relier en un “réseau de réseaux” dans un Mouvement.
Dans ce Mouvement, chaque R.É.R.S. est central pour d’autres réseaux.
La liaison entre R.É.R.S. est donc une condition indispensable de la reconnaissance de chacun d’entre eux en tant que “Réseau d’Échanges Réciproques de Savoirs”
Bref historique du Mouvement des Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs
- 1971 à 1976 : Première expérience à Orly, à partir d’une école primaire et de la coopération avec des acteurs de la ville, pour créer du lien social, favoriser la réussite scolaire et aider à l’ouverture de l’école sur la cité
- 1980 : Naissance du Réseau d’Évry à partir d’habitants, d’une commission extra-municipal des Affaires Sociales et de la Mission d’Éducation Permanente ; pour encourager le “mieux vivre ensemble” et permettre l’accès à une démarche de formation permanente
- 1984 : Constitution du Réseau d’Évry en “Association pour le développement des Réseaux de Formation Réciproques et de Création Collective”
- 1985 : Développement des Réseaux en France Élaboration de la Charte en inter-Réseaux
- 1986 : Mise en place des stages de formation à l’animation des Réseaux Démarrage des rencontres Inter-Réseaux nationales : le Mouvement est en route
- 1987 : 1er colloque “Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs” Constitution de l’association “Mouvement des Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs”
- 1988 : Premiers pas en Europe : naissance d’un Réseau en Belgique
- 1989 : Colloque à Évry “Échanger des savoirs, c’est changer la vie” : échanges de pratiques, théorisation, reconnaissance par les élus et les pédagogues. 1ère Université d’été du MRERS pour des enseignants
- 1990 : Études et recherche-action : évolution du Réseau d’Évry ; étude sur l’engagement bénévole dans les Réseaux ; Réseaux d’Échanges de Savoirs, insertion, activité, emploi
- 1991 : Université d’été financée par l’Éducation Nationale (enseignants, animateurs de Réseaux, élèves…) Colloque européen à Dunkerque « Pari sur l’intelligence et le lien social » Promotion du projet dans la Communauté Économique Européenne
- 1992 : Mise en place des Coordinations Régionales Création du Comité éthique
- 1993 : 1ère coordination européenne des Réseaux Développement d’un Réseau au Brésil Diffusion de l’outil Ateliers d’écriture et de lecture dans les RERS Réalisation d’un état des lieux du Mouvement avec les ateliers d’écriture
- 1994 : Mise en place des Formations de Formateurs internes aux Réseaux Mise en place de Formations de Formateurs d’animateurs d’ateliers d’écriture
- 1995 : Mise en place des Formations Professionnelles Première Formation d’Animateurs d’Ateliers d’Écriture, diffusion importante d’ateliers dans tout le Mouvement et début de construction d’une mémoire commune Mise en place du Diplôme Universitaire de responsable de Formation dans le MRERS Démarrage d’un Réseau au Burundi
- 1996 : Colloque “Apprendre à faire société, quand les citoyens échangent leurs savoirs” Parution du premier Agenda - Almanach
- 1997 : Lancement collectif du projet de la Route des savoirs
- 1998 : Participation au Mouvement pour un Développement Solidaire (MDS) Création d’un site Internet du Mouvement Laboratoire de recherche en lien avec l’I.N.R.P. et l’Université de Tours
- 2000 : Création et ouverture d’un centre de documentation au Mouvement des Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs.
- 2002 : Lancement du processus États Généraux
Si beaucoup aujourd’hui s’arrêtent sur l’histoire des drapeaux et autres signes identitaires qui donneront cette impression d”être un Etat reconnu par le concert des nations, il est nécessaire aussi de ne pas oublier que depuis des décennies plusieurs dirigeants de pays occidentaux , relayés par les les groupes d’intérets comme l’OMC, les différents G20, G8 et autres structures relais des grandes puissances financières capitalistes prônent pour un gouvernement Mondial.Cette pseudo démocratie à l’échelle planétaire, est finement amené aux consciences des hommes par cette nécessité de renforcer la sécurité, la dmocrtie dans le Monde.Cela est aussi apporter à travers les missions humanitaires déguisées.La Kanaky regorgent de ressources utiles au maintien aux puissances occidentales en déclin face à la montée des pays asiatiques; les études pars les différentes structures au service des Etats aident à la mise en place de la stratégie “géopolitique” à l’intérieur du pays et dans l’environnement.Les géostratèges s’appuient sur les études des anthropologues, ethnologues et autres chercheurs de l’IRD, CNRS pour avoir un coup d’avance sur les groupes d’influences en KANAKY…Feu François DOUMENGE faisait parti de ceux là..Je livre ici des articles sur la question de la stratégie, des analyses de ceux qui influencent les déplaceurs de pions sur notre échiquier du Pacifique..Ariel Boèé TUTUGOROL’Union européenne définit sa stratégie vis-à-vis des petits États du Pacifique Forte de son expérience, l’UE aidera à la prévention et à la stabilisation dans les situations d’après-conflit et à l’instauration d’une bonne gouvernance, avec le renforcement d’institutions crédibles. Elle encouragera un meilleur respect des normes internationales en matière de main-d’œuvre ainsi que dans la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Stratégie UE-Pacifique définie le 6 septembre 2007.
Cette déclaration de l’Union européenne, qui pourvoit largement à l’aide des pays dits ACP, laisse planer un doute sérieux sur la bonne gouvernance des petits États indépendants de l’Océanie insulaire. Qu’en est-il exactement ?
1- Héritage ancestral, héritage colonial, autant d’écueils à surmonter
L’héritage ancestralAvant la colonisation, les pays océaniens avaient leur propre organisation politique et sociale, plutôt éclatée en Mélanésie, davantage hiérarchisée en Polynésie. Le colonisateur anglais, dans le cadre de l’Indirect rule, a largement utilisé les chefferies comme relai pour asseoir sa domination. Celles-ci, confortées par la colonisation, sont tout naturellement apparues incontournables au moment des indépendances. Les chefferies et les royaumes ancestraux pèsent encore de nos jours de tout leur poids sur la vie politique et institutionnelle des États océaniens indépendants. Ils ont une existence officielle dans certains cas, officieuse dans d’autres. En tout cas, ils sont toujours respectés voire redoutés et l’installation des pratiques démocratiques a toujours dû composer avec cet héritage qui n’a rien, lui, de démocratique puisqu’il fonctionne sur le pouvoir du chef, ou des Anciens, qui n’est pas issu des urnes.Les effets de l’indirect rule
Dans les territoires d’influence anglo-saxonne, la pratique de l’indirect rule a laissé le plus souvent les sociétés autochtones évoluer en fonction de la dynamique sociale interne. Les groupes en sont peu à peu venus à la prise de conscience d’intérêts collectifs face aux influences extérieures et ils ont réagi dans le cadre de leurs traditions. C’est ainsi que le royaume de Tonga a pu rester en marge des soucis politiques en assouplissant légèrement son organisation féodale strictement hiérarchisée. Cette évolution, qui est très conforme aux tendances et aux principes de la colonisation anglaise, peut se trouver freinée, soit par le manque de ressources dans des archipels trop peu peuplés ou trop dispersés, soit par la tension menaçante entre groupes hostiles et rivaux comme aux îles Fidji. Et encore, malgré ces grandes difficultés, l’administration britannique ou néo-zélandaise s’efforce-t-elle de mettre partout en place des assemblées locales dans lesquelles toutes les tendances peuvent trouver un exutoire à leurs ardeurs belliqueuses…François Doumenge, L’homme dans le Pacifique-Sud, Société des Océanistes, 1966
Vie sociale et organisation politique
La vie sociale mélanésienne s’organise dans le cadre restreint de la vallée, de la petite région, de l’île. Chaque communauté respecte la « coutume », c’est-à-dire l’ensemble des pratiques communes au groupe. … Profondément socialisé, l’espace commun d’activité est codé… Il est traversé de « sentiers d’alliance » en direction des tribus voisines. Les décisions sont prises par consensus, les hiérarchies sociales sont légères et réversibles. Le big man de Nouvelle-Guinée s’impose par ses attitudes et ses activités. Il a bien plus de devoirs que de droits. Dans l’organisation politique polynésienne, les unités de base étaient plus vastes qu’en Mélanésie et les relations sociales bien plus hiérarchisées, des aristocrates aux gens du commun et aux esclaves. À l’inverse du big man mélanésien, le chef polynésien (que les Blancs désignèrent très vite par « roi ») disposaient d’une autorité permanente, institutionnelle. L’espace polynésien était tout aussi socialisé qu’en Mélanésie, mais selon une autre polarité politique. À Samoa, à Tonga, les anciennes aristocraties polynésiennes sont restées en place à l’époque coloniale. La monarchie tongienne et les princes de Samoa continuent de contrôler l’appareil d’État depuis le retour de ces pays à l’indépendance.Jean Chesneaux, Transpacifiques, Ed. La Découverte, 1987
Il faut distinguer culture et civilisation. La culture est l’ensemble des croyances, des valeurs propres à une communauté particulière.
“La civilisation, c’est ce qui peut être transmis d’une communauté à une autre : les techniques, les savoirs, la science, etc. Par exemple la civilisation occidentale dont je parle, qui s’est du reste mondialisée, est une civilisation qui se définit par l’ensemble des développements de la science, de la technique, de l’économie.
Et c’est cette civilisation, qui aujourd’hui apporte beaucoup plus d’effets négatifs que d’effets positifs, qui nécessite une réforme, donc une politique de civilisation. …” dixit Edgar Morin
Et c’est pour cela qu’il préconise une véritable politique de civilisation, dont un certains opportunistes des idées comme saint Niko s”empresse à exploiter durant sa campagne présidentielle, mais sans le sens premier que l’auteur ( Edgar Morin) y mettait.
Il faut pour cela une véritable conscientisation du bas peuple qui oublie son véritable pouvoir, celui de choisir ce qu’il veut comme société, comme relation entre les composants de cette société.
Le cas de Kanaky ne diffère pas dans cet esprit d’autres Nations dans le Monde , dans cette définition donnée par Morin.
Par contre nous avons à saisir la perche d’idées tendue par ce grand penseur pour rajouter un outil d’analyse , un outil pour bâtir l’ossature de notre société idéal de demain.
Dans un système tout élément devrait être indispensable au bon fonctionnement de celui ci, sinon il est inutile.Ce sentiment d’inutilité , beaucoup de composants humains du système sociétal le ressentent .Or en chacun des hommes résident des potentialités qu’i n’attendent qu’à être mis à disposition de cette société.Qui d’entre nous a été informé du “contrat social”?Est ce inné de connaitre les droits et le devoirs de chacun ?. Tout système, pour sa sauvergarde doit secréter les “anticorps” censés le protéger d’aggression, d’une potentielle disparition…L’école devrait etre cet espace déceleur de potentiels et doit donner le complément essentiel pour l’autonomie et l’expression des talents et des savoirs faire. Ingrédient pour une émancipation individuelle, ingrédients qui seront mis à contribution au service du bon fonctionnement de la société.L’impression de servir rehausse l”estime de soi” de chacun, il participe à retrouver une dignité, carburant essentiel pour aller sans peur vers l’Autre…